L’essentiel
Plusieurs facteurs convergents expliquent qu’un parfum ne tienne pas sur une peau donnée. Type de peau : peau sèche évapore les molécules aromatiques plus vite qu’une peau grasse riche en sébum fixateur. Concentration du jus : une eau de toilette à 8 pour cent tient nettement moins qu’un extrait à 25 pour cent, à composition équivalente.
Composition même du parfum : certains parfums sont volontairement linéaires et brefs, d’autres construits pour durer dix heures. Application : quantité trop faible, points mal choisis, frottement post-vaporisation détruisent la tenue. Anosmie partielle au porteur : on peut ne plus sentir son propre parfum alors qu’il continue à projeter pour les autres. Diagnostiquer la cause exacte demande de croiser ces dimensions.
Types de peau et fixation des molécules
La capacité d’une peau à retenir un parfum dépend avant tout de sa lipidicité et de son hydratation.
Les peaux grasses à séborrhée active sont les meilleures fixatrices naturelles. Le sébum, mélange complexe d’acides gras, de triglycérides et d’esters cireux, capture les molécules parfumées hydrophobes (boisées, ambrées, musquées) et ralentit leur évaporation. Sur ces peaux, un parfum oriental peut tenir dix à douze heures sans difficulté, parfois plus avec les concentrations élevées. Les amateurs en peaux grasses bénéficient d’une rotation plus économe et peuvent porter des compositions discrètes avec un effet de longévité confortable.
Les peaux sèches à très sèches évaporent les molécules deux à trois fois plus vite. Le manque de sébum laisse l’alcool partir trop vite et les composés aromatiques moins ancrés.
Concentration et composition du jus
La tenue d’un parfum dépend autant de la composition que de la peau.
La concentration aromatique est le premier facteur lié au produit. Une eau de Cologne (concentration 2 à 5 pour cent) tient typiquement deux à trois heures, une eau de toilette (5 à 12 pour cent) cinq à six heures, une eau de parfum (12 à 18 pour cent) six à huit heures, un extrait (15 à 25 pour cent) huit à douze heures. Ces fourchettes restent indicatives et varient selon la composition, mais la règle générale tient : plus la concentration est élevée, plus la tenue est forte, à condition que la composition elle-même soit construite pour durer.
La structure de la pyramide olfactive compte au moins autant que la concentration. Un parfum à base linéaire (notes de tête, cœur, fond superposées) tient longtemps.