FAQ · Concentrations et formats

Qu’est-ce que le bakhoor ?

Le bakhoor (de l’arabe bukhur , encens) est une forme traditionnelle d’encens parfumé arabe, sous forme de copeaux de bois (oud ou santal) imprégnés d’huiles aromatiques (rose, ambre, musc) puis pressés en pellets ou bâtonnets.

L’essentiel

Le bakhoor (de l’arabe bukhur, encens) est une forme traditionnelle d’encens parfumé arabe, sous forme de copeaux de bois (oud ou santal) imprégnés d’huiles aromatiques (rose, ambre, musc) puis pressés en pellets ou bâtonnets. Il se consume à basse température sur charbon dans un brasero (mabkhara), libérant lentement ses arômes par fumigation.

Le bakhoor sert traditionnellement à parfumer les vêtements avant leur port, les habitations avant l’accueil d’invités (marqueur fondamental de l’hospitalité arabe), et à marquer les occasions sociales (mariages, fêtes religieuses). Plusieurs maisons niche occidentales (Amouage, Maison Crivelli, Ensar Oud) commercialisent désormais du bakhoor authentique. Voir la fiche détaillée.

Composition et fabrication du bakhoor

Le bakhoor est une forme traditionnelle d’encens parfumé du monde arabo-musulman, composée de copeaux de bois (oud, bois d’agar ou santal) imprégnés d’huiles aromatiques (rose, ambre gris, musc, safran), parfois liés avec une résine ou du miel, puis pressés en pellets, briquettes ou bâtonnets. La fabrication, longtemps artisanale, requiert plusieurs cycles d’imprégnation pour saturer le bois et garantir une combustion régulière, parfumée et sans amertume.

L’usage se fait sur un brasero de céramique ou de cuivre appelé mabkhara, dans lequel un charbon ardent est posé au fond, surmonté d’une grille recevant le bakhoor. La combustion lente et indirecte, à basse température, libère une fumée dense, chargée d’arômes complexes, qui se diffuse pendant vingt à trente minutes. Cette fumigation, à mi-chemin entre l’encens et le parfum, ne consume pas le bois en feu vif mais le « fume » progressivement.

Rituel d’hospitalité et place dans la niche

Dans la tradition arabe, le bakhoor structure le rituel de l’hospitalité. On l’allume avant l’arrivée des invités pour parfumer la majlis, on tend ensuite la mabkhara à chaque convive pour qu’il parfume ses vêtements et ses cheveux. Aux Émirats, en Arabie saoudite, à Oman ou au Qatar, ce geste accompagne le café arabe et les dattes, et marque les fêtes religieuses comme l’Aïd al-Fitr et l’Aïd al-Adha. Il sert aussi à parfumer durablement les abayas, ghutras et tapis.

La parfumerie de niche occidentale s’en est saisie : Amouage à Oman commercialise plusieurs gammes de bakhoor, et certaines maisons indépendantes comme Ensar Oud ou Sultan Pasha Attars proposent des compositions associant oud sauvage et matières précieuses. Le format reste cependant artisanal et fragile : à conserver dans un récipient étanche, à l’abri de la chaleur et de l’humidité, sous peine de perdre rapidement son arôme.

Voir aussi

Cette fiche fait partie du silo Concentrations et formats de la FAQ Osmetheca. Le développement éditorial complet sera publié progressivement.