L’essentiel
Le citral et le citronellol sont étiquetés comme allergènes déclarables dans l’annexe III du Règlement Cosmétique européen (CE 1223/2009). Mention obligatoire sur les emballages cosmétiques au-delà de 0,001 % pour les produits non rincés (parfums) et 0,01 % pour les produits rincés.
Ces deux molécules sont identifiées comme allergènes de contact modérés par les études dermatologiques cumulées du SCCS (Comité Scientifique de la Sécurité des Consommateurs européen). Elles sont omniprésentes en parfumerie : citral dans les agrumes (citron, citronnelle, mélisse), le citronellol dans la rose, le géranium, la citronnelle. La majorité des compositions florales et hespéridées comporte donc ces allergènes au-dessus du seuil de déclaration, d’où l’omniprésence de ces mentions dans les listes INCI parfumées.
Deux molécules omniprésentes, deux sensibilisations documentées
Le citral et le citronellol figurent parmi les 26 allergènes historiques étiquetables depuis 2005, repris dans la liste élargie à 81 substances du Règlement (UE) 2023/1545. Le citral est présent en concentration majeure dans la citronnelle, la verveine, le lemongrass, la mélisse et plusieurs essences d’agrumes. Le citronellol est l’un des constituants principaux des huiles essentielles de rose, géranium et palmarosa, et constitue un pilier des accords floraux.
Leur étiquetage obligatoire au-delà de 10 ppm (produits rincés) ou 100 ppm (produits non rincés) résulte d’études cliniques répétées (patch tests, panels dermatologiques) qui les classent comme sensibilisants cutanés modérés. La sensibilisation n’est pas systématique, mais une fois acquise elle persiste à vie et se réactive à chaque exposition.
Conséquences pour la lecture des étiquettes
Pratiquement, citral et citronellol apparaissent dans la quasi-totalité des parfums comportant des notes hespéridées, florales ou fraîches. Leur mention sur la liste INCI ne signale pas un danger pour le porteur lambda, mais permet aux personnes déjà sensibilisées d’identifier les produits à éviter. Le Règlement (UE) 2023/1545 maintient ces deux molécules dans la liste élargie.
Pour Osmetheca, ces molécules illustrent la logique de transparence consommateur qui guide la réglementation européenne. L’étiquetage n’est pas une interdiction, c’est une information. Les parfumeurs peuvent toujours les utiliser, sous réserve d’afficher leur présence. Sources : Règlement (UE) 2023/1545, SCCS Opinion SCCS/1459/11, annexe III du Règlement (CE) 1223/2009.
Voir aussi
Cette fiche fait partie du silo IFRA, reformulations, vintage de la FAQ Osmetheca. Le développement éditorial complet sera publié progressivement.