L’essentiel
Les 26 allergènes sont la liste initiale des substances parfumées dont la mention sur l’étiquette cosmétique européenne est devenue obligatoire en 2003 (annexe III du Règlement Cosmétique européen). Liste établie par le SCCS sur la base des données d’allergie de contact disponibles.
Les 26 allergènes initiaux incluent des matières emblématiques : limonène (présent dans tous les agrumes), linalol (lavande, bois de rose, coriandre), citronellol (rose, géranium), géraniol (rose, palmarosa), coumarine (fève tonka, foin), eugénol (clou de girofle, œillet), cinnamaldéhyde (cannelle), iso-eugénol, hydroxycitronellal, amyl-cinnamate, benzyl benzoate, benzyl alcohol, benzyl salicylate. La liste a été étendue à 81 substances en 2023, application progressive 2024-2026.
La liste historique de 2003
Les 26 allergènes sont une liste de substances établie par la directive européenne 2003/15/CE, intégrée ensuite à l’annexe III du Règlement cosmétique (CE) 1223/2009. Cette liste imposait depuis 2005 l’étiquetage obligatoire de 26 composants identifiés comme sensibilisants cutanés. Parmi les plus connus : limonène, linalool, citronellol, géraniol, coumarine, eugénol, isoeugénol, alcool benzylique, salicylate de benzyle, cinnamal, cinnamyl alcohol, citral, farnesol.
Ces molécules sont présentes naturellement dans la majorité des huiles essentielles utilisées en parfumerie : agrumes (limonène, citral), lavande (linalool), rose (citronellol, géraniol), fève tonka (coumarine), girofle (eugénol), cannelle (cinnamal). Leur étiquetage s’impose dès qu’elles dépassent 10 ppm en produits rincés ou 100 ppm en produits non rincés.
De 26 à 81 : la mise à jour de 2023
Le Règlement (UE) 2023/1545 publié en juillet 2023 étend cette liste à 81 allergènes. Les nouveaux entrants incluent des terpènes (alpha-pinène, bêta-pinène, camphène, delta-3-carène), des aldéhydes (carvone, néral, géranial), et plusieurs molécules synthétiques largement utilisées en parfumerie de niche. La période de transition court jusqu’en 2026 pour les nouveaux produits, 2028 pour les stocks.
Pour Osmetheca, cette extension marque un alignement avec l’état actuel de la science dermato-allergologique. Elle n’implique pas que les nouveaux allergènes soient plus dangereux que les anciens, mais que leur potentiel sensibilisant est désormais mieux documenté. Sources : Règlement (UE) 2023/1545, SCCS Opinion SCCS/1459/11.
Voir aussi
Cette fiche fait partie du silo IFRA, reformulations, vintage de la FAQ Osmetheca. Le développement éditorial complet sera publié progressivement.