FAQ · Pyramide olfactive

Quelles matières servent typiquement de notes de fond ?

Les notes de fond emploient les matières les moins volatiles et les plus fixatives : bois précieux (santal, cèdre, oud, gaïac, bois de rose, palissandre), résines balsamiques (benjoin, opoponax, myrrhe, labdanum, styrax, élémi, copal), muscs (synthétiques modernes Galaxolide-Habanolide-Cosmone, ambrette végétale, musc tonkin historique).

L’essentiel

Les notes de fond emploient les matières les moins volatiles et les plus fixatives : bois précieux (santal, cèdre, oud, gaïac, bois de rose, palissandre), résines balsamiques (benjoin, opoponax, myrrhe, labdanum, styrax, élémi, copal), muscs (synthétiques modernes Galaxolide-Habanolide-Cosmone, ambrette végétale, musc tonkin historique).

Également : ambréines synthétiques (Ambroxan, Cetalox, Ambermax, Karanal), ambre gris (animal naturel rarissime), vanille et héliotropine, fève tonka, cire d’abeille, cuir, hyraceum, vétiver, patchouli, mousse de chêne. Les fixateurs prolongent aussi la tenue des notes plus volatiles.

Bois, résines, ambres : les trois piliers du fond

Le fond olfactif s’organise autour de trois familles structurantes. Les bois précieux (santal indien, cèdre Atlas, cèdre de Virginie, gaïac, vétiver Bourbon, patchouli indonésien) apportent chaleur sèche et tenue. Les résines balsamiques (benjoin du Laos, opoponax somalien, myrrhe érythréenne, labdanum espagnol, élémi philippin) installent une douceur ronde et fixent les notes plus volatiles.

Les ambres, troisième pilier, sont aujourd’hui essentiellement synthétiques. L’ambroxan reproduit l’odeur de l’ambre gris animal à partir du sclaréol de la sauge sclarée. Le Cetalox (Firmenich, 1950) et l’Iso E Super (IFF, 1973) saturent désormais la plupart des fonds modernes, parfois à des doses supérieures à 15 % comme dans Molecule 01 (Escentric Molecules, 2006).

Le déclin des matières animales et la montée des captives

Avant 1980, les fonds reposaient massivement sur quatre matières animales : musc tonkin (chevrotin porte-musc), civette éthiopienne, castoréum sibérien, ambre gris (cachalot). Toutes sont aujourd’hui interdites ou strictement encadrées par la CITES. Le musc tonkin n’est plus utilisé en parfumerie commerciale depuis les années 1970, remplacé par la galaxolide puis les muscs macrocycliques.

L’industrie a parallèlement développé des molécules captives, propriété exclusive d’une seule maison pour une durée déterminée. Le javanol (Givaudan, 1997) signe un santal lacté, le cashmeran (IFF, 1970) un musc épicé et boisé, l’ambermax (Givaudan, 2009) un ambre cristallin. Ces captives donnent une signature reconnaissable à chaque créateur partenaire.

Voir aussi

Cette fiche fait partie du silo Pyramide olfactive de la FAQ Osmetheca. Le développement éditorial complet sera publié progressivement.