Glossaire · Ingrédient

Aldéhyde C-12

L’aldéhyde C-12 est le dodécanal, l’un des aldéhydes gras phares de la famille aldéhydique inaugurée par Chanel N°5 en 1921.

Définition

L'aldéhyde C-12 (dodécanal, CH₃(CH₂)₁₀CHO) est un aldéhyde aliphatique à chaîne carbonée de douze atomes. La nomenclature parfumerie traditionnelle (C-9, C-10, C-11, C-12) désigne les aldéhydes gras par le nombre d’atomes de carbone de leur chaîne.

Son profil olfactif est aldéhydique gras-cireux, légèrement floral-violet, signature savonnée-amidonnée caractéristique de la famille aldéhydique.

Détail et contexte d’usage

L’aldéhyde C-12 est l’un des aldéhydes utilisés massivement dans Chanel N°5 (1921, Ernest Beaux), composition qui a inauguré la famille aldéhydique en parfumerie moderne. L’usage des aldéhydes en concentration élevée (jusqu’à 2 %) était révolutionnaire à l’époque et a profondément modifié l’esthétique parfumée du XXᵉ siècle.

Le prix de l’aldéhyde C-12 oscille entre 35 et 70 euros le kilogramme en 2026. Concentration typique en parfumerie : 0,05 à 0,5 %, très puissant. Plusieurs compositions emblématiques utilisent les aldéhydes en signature : Arpège de Lanvin (1927), Calandre de Paco Rabanne (1969), White Linen d’Estée Lauder (1978).

En anglais et nomenclature IUPAC, on parle de dodecanal ou lauric aldehyde (l’ancienne désignation faisait référence à l’acide laurique). On distingue d’ailleurs en parfumerie deux qualités : l'aldéhyde C-12 MNA (méthylnonyl-acétaldéhyde, légèrement ramifié, plus floral) et l'aldéhyde C-12 lauric (linéaire, plus gras et savonné), parfois confondues dans la documentation grand public. La distinction entre les deux est cruciale dans la réécriture d’un classique : confondre les deux change radicalement la signature d’un parfum reformulé.

Termes liés

Termes connexes.

Sources et méthodologie

Données industrielles compilées.

Publié le 11 mai 2026 · Mis à jour le 21 mai 2026 · Dernière vérification factuelle : 11 mai 2026 · Auteur : Osmetheca, référentiel éditorial