Glossaire · Réglementation

Photosensibilisation

La photosensibilisation est la réaction cutanée déclenchée par exposition aux UV après application de matières furocoumariniques, principalement les agrumes.

Définition

La photosensibilisation est une réaction cutanée déclenchée par l’exposition aux ultraviolets (soleil, cabines UV) après application sur peau de certaines matières parfumées contenant des furocoumarines (bergaptène notamment).

La réaction se traduit par une hyperpigmentation (taches brunes durables), une irritation immédiate (rougeurs, brûlures) ou une phytophotodermatose caractéristique (lésions en forme d’éclaboussures).

Détail et contexte d’usage

Les matières photosensibilisantes en parfumerie sont principalement les agrumes pressés à froid : bergamote (la plus problématique, bergaptène à 0,3 à 0,5 %), citron, lime, mandarine, orange amère, pamplemousse. La rue, l’angélique, la verveine et plusieurs autres apiacées sont également concernées.

L’IFRA et l’UE imposent depuis 1980 l’usage de versions FCF (Furocoumarin Free) des agrumes pour la parfumerie de jour. Les matières naturelles non-FCF sont restreintes à des concentrations très basses ou interdites pour les produits avec contact peau exposable au soleil. Les compositions niche premium revendiquant l’usage de bergamote naturelle non-FCF doivent porter mention de l’effet photosensibilisant.

La photosensibilisation désigne la réaction cutanée provoquée par l’exposition au soleil de certaines molécules présentes dans les huiles essentielles, principalement les furocoumarines (bergaptène, oxypeucedanine, psoralènes). Le contact avec la peau suivi d’une exposition aux UVA peut déclencher une phytophotodermatite, taches brunes parfois persistantes pendant plusieurs mois. Les hespéridés pressés à froid sont les principaux concernés, particulièrement la bergamote, le citron vert, l’angélique racine et la rue.

L’IFRA fixe depuis 2007 une limite stricte de 1 ppm de bergaptène dans les produits appliqués sur la peau, ce qui a entraîné une généralisation des huiles essentielles dites furocoumarin free ou FCF, obtenues par distillation moléculaire. Cette obligation a entraîné la reformulation de classiques comme Eau Sauvage de Dior (1966, Edmond Roudnitska), Shalimar de Guerlain et Eau d’Hermès. Le consommateur averti repère parfois une perte de fraîcheur dans les versions modernes, débat récurrent dans la presse spécialisée en parfumerie.

Termes liés

Termes connexes.

Sources et méthodologie

Données officielles IFRA et SCCS.

Publié le 11 mai 2026 · Mis à jour le 21 mai 2026 · Dernière vérification factuelle : 11 mai 2026 · Auteur : Osmetheca, référentiel éditorial